80 ans du Procès de Nuremberg

Un accord signé à Londres le 8 août 1945 entre la France, les Etats-Unis, le Royaume Uni et l’URSS prévoit la poursuite et le châtiment des grands criminels de guerre et des puissances européennes de l’Axe.

Le procès des criminels nazis se tient à Nuremberg du 20 novembre 1945 au 10 octobre 1946. Sur le banc des accusés 24 personnalités nazies, mais également quatre organisations qui sont déclarées criminelles : le parti nazi, la Waffen SS (escadron de protection en armes), le SD (office central de sécurité) et la Gestapo : police secrète d’Etat.

Quatre chefs d’accusation sont retenus :

(1) Crime contre la paix

(2)  Plan concerté ou complot

(3)  Crime de guerre

(4)  Crime contre l’humanité.

En 1945 le bilan matériel et humain (50 millions de morts) sans précédent permet de comprendre la nature du conflit et son importance dans l’histoire.

La guerre est une guerre totale, marquée par l’importance des facteurs idéologiques,

Économique et psychologique, par phénomènes de collaboration et résistance.

Les conditions sont réunies pour le franchissement de nouveaux seuils de violence avec les déportations, le massacre programmés massifs (Pologne URSS) et la politique nazie d’extermination des Juifs et des Tziganes qui fait six millions de victimes.

L’ampleur des crimes sans précédent, le sentiment de retour à la barbarie conduit les alliés à s’interroger et à juger les responsables, l’année 1943 est une année décisive qui va conduire à Nuremberg. Dans une déclaration commune des alliés précisent qu’ils ont reçu de nombreuses sources la preuve des atrocités des massacres et des exécutions en masse effectués de sang froid par les forces hitlériennes dans un grand nombre de pays qu’elles ont envahis et occupés.

En conséquence les trois puissances alliées poursuivront les criminels pour les remettre aux mains des accusateurs pour que justice soit faite.

Au tribunal de Nuremberg sont présents vingt et une personnalités du régime nazi tous plaident non coupables – un comble.

Douze condamnés à mort par pendaison sept condamnés à la prison soit à vie ou dix ans, ou vingt ans et trois sont acquittés.

Après leurs morts ils sont incinérés et les cendres jetées dans l’Isar.

Mais malheureusement beaucoup de chefs nazis ont échappé à leur condamnation passant par des filières comme celle du Vatican pour parvenir en Amérique du Sud mais la traque a continué pendant de nombreuses années et ont permis de capturer les bourreaux Eichmann et Klaus Barbie, Adolf Eichmann le chef de la solution finale l’extermination du peuple Juif sur l’ensemble de l’Europe soit six millions de femmes, d’enfants et hommes assassinés sauvagement dans les chambres à gaz d’Auschwitz Birkenau.

Il a été capturé par les services secrets Israéliens en Argentine et jugé à Jérusalem et condamné à être pendu, il le fut en 1962 sans avoir émis un seul remords, ses cendres furent dispersées en haut mer.

Klaus Barbie, lui fut confondu pendant longtemps par Beate et Serge Klarsfeld et finalement arrêté en Bolivie en 1983 et ramené en France et incarcéré à la prison de Montluc de Lyon là où il a torturé à mort Jean Moulin et d’autres résistants et aussi responsable de la rafle des enfants d’Izieu tous morts gazés à Auschwitz, pour cela il fut condamné à la prison à vie et décédera en 1991.

Aussi n’oublions jamais cette période de l’histoire où des millions d’innocents ont perdu la vie parce que les nazis voulaient une race supérieure et aussi aujourd’hui nous voyons dans l’Europe, la montée de l’extrême droite dans de nombreux pays comme un retour vers ces idées nauséabondes qui font peur, nous avons l’impression de vivre dans les années 1930 la montée du nazisme.

Aussi soyons vigilants et n’oublions jamais la tragédie de la seconde guerre mondiale.

Annette Colas