Brantôme
Commémoration du massacre de Brantôme le 26 mars 2026
Le nouveau maire de Brantôme dans un discours juste et empreint de beaucoup de solennité a rappelé le devoir et le travail de mémoire dans un contexte où la guerre pourrait être à nos portes.
Le 25 mars 1944, deux officiers allemands furent abattus près de Brantôme par un groupe de Résistants FTPF. Cette attaque était la dernière d’une série d’actions de la Résistance qui montait largement en puissance en Dordogne depuis la seconde moitié de 1943 avec, en particulier, la mise en place de nombreux maquis.
A Paris, le haut commandement allemand décida d’envoyer dans le département une puissante division blindée punitive, commandée par le général Walter Brehmer, capable de mater la Résistance et de dissuader la population, par la terreur de lui porter assistance. Sur décision des plus hautes instances militaires de Paris fut décidée, en représailles de la mort des deux officiers allemands, l’exécution de 50 otages.
Les responsables de la Sipo-SD de Limoges firent la sélection des otages, qui furent pris dans la partie allemande de la prison de Limoges. Furent choisis les Résistants, dont un nombre important de Juifs, qui avaient été arrêtés au cours des rafles des mois précédents. Les 50 otages furent exécutés sur deux jours :
ü Vingt-six victimes furent exécutées à Brantôme le 26 mars dont Paul Roiffé cantonnier auxiliaire au service de la voie et bâtiments SNCF à Limoges et résistant des mouvements unis de résistance (MUR).
ü Vingt-cinq furent exécutées à Sainte-Marie-de-Chignac le 27 mars.
On oublie trop souvent, par méconnaissance des faits, de lier ces deux massacres. Les otages furent emmenés en autocar à Brantôme (Dordogne) où ils parvinrent vers 18h30. Les Allemands saisirent aussi sur les lieux un domestique de ferme, Émile Avril, résistant du Calvados replié en Dordogne.
Section 262 de l'ANCAC Limoges
