Commémoration des journées des déportés et du souvenir

Les 25 avril et 26 avril 2026 à Limoges

         

26 avril square des souvenirs

      

27 avril Monument aux morts                                                                                                                                                  

Ø 800 personnes furent arrêtées en Haute-Vienne et déportées. Les trois quarts de ces femmes et hommes, victimes des mesures de répression, sont mortes en déportation.

Ø 361 furent arrêtés pour des faits de résistances, 435 de confession juive arrêtés principalement lors des rafles du 29 août 1942, du 10 février 1943 et en avril et mai 1944.

Seulement 182 femmes, 235 hommes, 17 enfants, (certains avaient moins de dix ans), sont revenus des camps.

Il convient néanmoins d’observer qu’au regard des 8000 personnes de confession juive présentes dans le département, la part des déportés est autour de 5% contre 25% pour la France. À ce titre, plusieurs familles du Limousin furent reconnues « justes parmi les Nations » par l’État hébreu pour avoir hébergé, caché des enfants ou des familles juives.

Parmi les 361 déportés par mesures de répression, 96 étaient ouvriers dont 10 de l’usine d’armement « Gnome et Rhône », 91 employés ou fonctionnaires, 69 artisans ou commerçants, 36 cultivateurs ou ouvriers agricoles, 19 « intellectuels » (étudiant, professeur, instituteur, avocat, ingénieur, médecin…). Il faut noter aussi la présence de 12 policiers et de 18 sous officier et officiers en activités ou en retraite.

L’implication de la police du gouvernement Pétain dans les opérations de répression ne doit pas occulter l’action de nombreux policiers résistants.

Enfin Il faut souligner, dans ces 361 déportés, la présence de vingt agents de la SNCF dont Gaston Couty qui n’a jamais su que sa fille unique, Odette, faisait partie des 643 victimes d’Oradour-sur-Glane.

Thérèse Menot, ouvrière à l’usine « Gnome et Rhône », fait partie des 21 femmes qui ont été déportées au camp de Ravensbrück. Elle est à l’initiative de la commémoration qui se tient la veille de la « journée du souvenir » en gare de Limoges Bénédictins.

La section ANCAC Limoges