Argenton sur Creuse

      

 Stéle du Malabre

 

Mémorial d'Argenton -sur-Creuse       

Raymond Garros est né le 15 mars 1925 à Toulouse (31), massacré le 10 juin 1944 au hameau du Malabre sur la commune de Beaune-les-Mines dans le département de la Haute-Vienne.

Il est auxiliaire à la voie à Toulouse. A la suite de la prise, par la résistance, d’un convoi d’approvisionnement d’essence pour la division « Das Reich » en gare d’Argenton-sur-Creuse dans l’Indre, une compagnie de cette même unité se dirige vers la localité le 9 juin 1944, surprenant les résistants, les font fuir et exerce de terrible représailles sur la population.

Le lendemain 10 juin au matin, les 174 otages sont libérés, sauf treize d'entre eux qui sont emmenés en camion à la Kommandantur de Limoges.

À la sortie sud d'Argenton, deux otages arrivent à sauter du camion et s'échappent. Lorsque les onze autres arrivent dans l'après-midi au quartier Marceau, les évènements se sont fortement accélérés pour les SS. Les voies de chemin de fer sont partout sabordées et la division manque de carburants pour sa progression vers la Normandie.

Dans ce climat survolté, les otages d'Argenton sont devenus peu utiles sinon encombrants.

À peine sont-ils arrivés que les SS décident de s'en débarrasser. À 17 h 30, les otages d'Argenton, augmenté de trois prisonniers du quartier Marceau, repartent dans un convoi de trois automitrailleuses. Guidé par un agent de la Gestapo, le convoi arrive au hameau du Malabre, sur la commune de Beaune-les-Mines, au nord de Limoges.

Les otages sont extraits des véhicules vers 18 h et abattus en deux salves distinctes dans une carrière isolée, au lieu-dit Gramagnat. Raymond Garros, simple voyageur d’un train de la veille en fait partie.

Le Malabre avait été le lieu de précédentes exécutions faites par les Allemands. Elle a servi ensuite à des exécutions de condamnés par la Cour de justice de la Haute-Vienne.

ANCAC Limoges