Bergeron Georges
Bergeron Georges
Né le 16 mai 1895 à Guéret (Creuse), massacré le 8 juin 1944 à Sainte-Feyre (Creuse) ; cheminot, employé des Chemins de Fer ; victime civile.
Le 7 juin 1944, le lieutenant-colonel « François » (Albert Fossey), chef départemental des FFI de la Creuse et du Cher dirigea la première libération de Guéret à la tête des maquis de la Creuse. Guéret fut ainsi la première préfecture métropolitaine libérée de France. Pour les autorités de Vichy et l’État-major allemand, la situation ne pouvait être acceptée. L’État-major allemand prépara une offensive ayant pour but de rétablir la liaison stratégique Montluçon – Limoges, et d’éliminer les forces de la Résistance.
Le 8 juin une compagnie allemande du 15ème régiment de la 189ème Division de réserve de la Wehrmacht venue de Montluçon se présenta en fin de matinée à l’entrée est de Guéret. Elle fut repoussée par plusieurs compagnies FFI et escadrons de l’école de la Garde passés à la Résistance. Le violent combat fit des victimes de part et d’autre. En représailles, lors de leur repli, les troupes allemandes procédèrent à plusieurs exécutions sommaires.
A la ferme du Verger, sur la commune de Sainte-Feyre (Creuse), Georges Bergeron et son épouse Jeanne furent abattus sommairement et leur maison d’habitation incendiée. Ils furent transportés à l’hôpital de Guéret, rue de la Sénatorerie où leur décès fut constaté.
Georges Bergeron obtint la mention « Mort pour la France » par décision du 3 novembre 1945. Son nom figure sur la plaque commémorative SNCF dans le hall voyageur de la gare de Guéret et sur le mémorial de la Résistance creusoise à Guéret.
Section ANCAC Limoges


